lundi, février 14, 2011

Tunisie: c'est quoi ce bordel ???

L'imam de Kairouan qui ouvre sa gueule pour fermer un bordel, un autre imam qui fait de l'incitation à la violence, des gens qui construisent sur des trottoirs, des vendeurs ambulants qui se mettent Avenue de France ... que fait l'armée, la police la justice ???

Il y a une différence entre démocratie et chaos: si l'imam a un problème avec les bordels ou les boîtes de nuit: c'est via la justice qu'il doit faire une plainte (comme n'importe quel citoyen) et non pas en incitant des milices. Comme j'ai le droit de porter plainte si l'appel à la prière m'emmerde à 5h du matin!
Il n'a pas plus ni moins de droits que les autres ni moi.

Il est temps d'arrêter ces gens qui se croient au dessus des lois !!!
Réveillez-vous!

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mercredi, mars 03, 2010

Expulsion à l'israëlienne

(copie sur dawwenmirror)
Non il ne s'agit pas d'El Qods, ni des territoires palestiniens occupés mais bel et bien de la Goullette.
Dans leur délire des grandeurs (projets immobiliers essentiellements) certains affairistes tunisiens n'hésitent pas à s'approprier purement et simplement les propriétés d'autrui. La dernière trouvaille de notre cher Sakhr El Materi est de s'approprier purement et simplement un terrain donnant sur la mer à la Goullette en vue d'y construire son nouveau projet de marina.
Manque de pot, des familles entières y vivent depuis des décennies. Qu'à cela ne tienne, il suffit de faire appel au mo3tamad et à la police pour les forcer à aller ailleurs en détruisant simplement au bulldozer leurs habitations.

Ceci sans aucun justificatif légal bien entendu (si on peut encore se fier à la justice de ce pays).

Je ne comprend vraiment jusqu'où ira la rapacité de ces "hommes d'affaires" car bien qu'ayant eu les moyens d'étudier, de voyager et de se former ils ne disposent apparement d'aucun sens éthique, ni de compassion ni d'au moins certaines valeurs humaines !
S'agit-il d'un complexe psychologique lié à une enfance malheureuse ou à une éducation dictatoriale que ces gens veulent reproduire ??

Quant au projet en lui même il est supposer créer des emplois, ok mais quels emplois ? Maçons, serviteurs dans les hotels et personnel de netoyage/service: est-ce ça dont on a besoin pour faire travailler les jeunes diplomés ??

Après les terrains archéologiques de l'Etat déclassifiés et donnés en cadeau à la famille, voilà maintenant que de simples gens se font exproprier parcequ'ils ont eu le malheur de se trouver sur le chemin de ce petit branleur !

Le pire c'est que le mo3tamad aidé de la police (la fameuse police tunisienne qui n'a jamais entendu parler de la loi) donne des ordres illégaux.

Vivement l'intifadha !

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vendredi, décembre 18, 2009

Les mercenaires du pouvoir se lâchent

(copie non censurée sur http://dawwenmirror.blogspot.com/)
Après les fausses élections tunisiennes, voici qu'une cohorte de "patriotes" investit soudainement l'espace blogosphérique.
Jusqu'alors ignoré par les autorités, l'espace blogosphérique était encore relativement calme. A quoi rime cet afflux ?

Voudraient-ils gagner les coeurs et les esprits pour légitimer un pouvoir mal acquis ?
Auraient-ils pris conscience que les jeunes (férus de nouvelles technologies) restaient imperméables à leur discours,
qu'il valait mieux parler la langue des jeunes pour atteindre les jeunes ?
Nous abreuvants de messages copiés-collés sans queue ni tête ils s'imaginent que ce qui fonctionne mal dans la réalité
(presse de caniveau, ATCE, campagnes du RCD, TV7) influençant peut-être une partie de la population tunisienne, risquait de fonctionner
de moins en moins vu que les nouvelles générations avaient un accès plus facile à internet alors autant investir internet.

Nous avons alors soudainement des blogueurs patriotards qui pleurnichent dès qu'on les met face à leurs contradictions, un Diana magazine
souffrant de schizophrénie ou de je ne sais quel mal car tantôt il nous pond un article d'amour pour la princesse Diana tantôt pour Ben Ali
(c'est son droit par ailleurs). Et d'un certain "philosophie du pouvoir chez Ben Ali" de notre ami Naoufel qui après avoir fait campagne
se retrouve un peu au chômage blogosphérique - après avoir copié-collé tous les articles il n'a plus d'idées.

Mais contrairement aux torchons nationaux que l'on nomme journaux (ou presse nationale, comme vous voulez),
la blogosphère est régie par d'autres règles: elle est régie par l'intéractivité, elle ne dépend pas d'annonceurs ni de subventions
étattiques et il vaut mieux pour vous d'avoir des arguments pour défendre vos idées si vous ne voulez pas passer pour le rigolo de service.

Bref, lorsque ces blogueurs improvisés comprennent que la jugeote compte plus que la rhétorique, ils se retrouvent
vite en difficulté: HBJ abuse alors de la lettre 'h' car tout le faire rire apparemment, Diana essaie d'argumenter sans convaincre
et Naoufel a interdit les commentaires coupant cours à toute discussion (rabâchant ainsi des articles prémachés dans le vent ).

Je ne reviendrait pas sur leurs discours vide de sens melant accusations de traitrise à la nation, de jalousie sur les acquis de la Tunisie,
que la Tunisie n'est pas prête pour la démocratie (à la mayonnaise) etc..., ils doivent comprendre seulement que leurs manoeuvres
sont vouées à l'échec par le simple fait qu'une diversité d'opinions s'expriment sur le même espace (contrairement à l'espace médiatique
réel tunisien). Arguments contre slogans, idées contre propagande ils ne réussissent à rallier personne à leur cause perdue.

Le communisme a bien vécu 70 ans sur des mensonges et finalement s'est cassé la gueule, plus les tunisiens auront accès au monde
(que ce soit via internet ou en voyageant) plus ils se rendront compte de la réalité et du système particulier de leur pays et de la
nécessité de ne pas se prostituer idéologiquement pour vivre.
Bref on mérite mieux et on est capables d'avoir mieux!

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lundi, juillet 20, 2009

La justice tunisienne entre dans l'histoire

Comdamner une personne pour avoir forwardé un email en l'accusant de diffamation et de trouble à l'ordre public telle est la dernière "performance" de notre justice tunisienne.

Dans un paysage médiatico-culturel dévasté par la censure, l'auto-censure et le niveau ras-les-paquerettes de nos journalistes et les chaines de divertissement actuels, les autorités font semblant de s'"étonner" que la rumeur se propage à la vitesse de la lumière.

Dans n'importe quel pays civilisé, un porte-parole du ministère de l'intérieur aurait tenu une conférence de presse pour apporter un démentit et répondre aux questions des journalistes et des parents inquiets quant à la véracité de la rumeur du rapt d'enfants : cela aurait couté 1 ou 2h de réunion; mais notre pays dans son éternel sous-développement préfère mobiliser des juges, des avocats, un procureur, des informaticiens et des gardiens de prison pour une histoire qui n'en est pas une.

Non seulement cela coûte extrêment cher mais cela attire l'attention sur notre éternel sens du pragmatisme et de la bonne gestion de nos deniers publics (c'est de l'ironie :-).
Après on s'étonne du gaspillage des maigres ressources pour un pays pauvre comme la Tunisie. Tous ces gens là n'ont pas autre chose de mieux à foutre de plus bénéfique pour le pays ??

En réalité il s'agissait de punir une militante (passive) des droits de l'homme, même si personnellement je n'avais jamais entendu parler de cette dame. Mais le plus pathétique, c'est que cela prouve que notre justice est instumentalisée, et manipulable à volonté, la preuve: aucune comdamnation pour diffamation contre le "journaliste" d'Assabah, contre ceux qui sont derrière "Belmakchouf", contre Mouldi M'Barek pour ses mensonges quotidiens dans La Presse.

Et lorsque un honorable juge ose lever la tête comme M. Yahiaoui, on le fout dehors en deux temps trois mouvements.
Après avoir détruit le métier de journaliste, après avoir détruit le pouvoir législatif, que reste-t-il concrètement à ce pays pour l'appeler encore "république" ?

Non seulement les bailleurs de fonds étrangers savent très bien ce qui se passe au pays du jasmin, mais plus ces histoires se multiplient, moins les fonds d'aides vont s'assécher (car les contributeurs européens demandent des contre-parties aux aides données à la Tunisie) et plus la contestation sociale risque de s'accentuer (comme à G.a.f.s.a).

Le Pouvoir se tire ainsi une balle dans le pied en détruisant ses propres institutions. De toute les façons il n'a pas trop le choix: ou bien il fait profil bas et reçoit ces aides, ou bien il accentue sa répression et risque une diminution des aides et comme conséquence la transformation du miracle économique en mirage économique.

Il est dans son propre intérêt de maintenir des institutions saines et de tolérer les critiques (aussi bien des journalistes que des militants en général):
devancer les attentes de la société et avoir la paix sociale créera un soutien réel et non pas un soutien passif, clientéliste et opportuniste comme c'est le cas
actuellement.

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mardi, décembre 23, 2008

Gafsa: une note d'espoir


Dans ce triste contexte d'injustice que subit la population du bassin minier de Redeyef, je voudrai dresser un constat de la situation mais aussi porter une note d'espoir, car malgré tout il faut garder à l'esprit que des pistes existent aussi bien pour les décideurs politiques qu'économiques que pour la population en fin de compte.

Tout d'abord, pour débloquer la situation il est temps que le gouvernement comprenne qu'il faudrait changer de stratégie: le refus du dialogue et la répression aveugle ne marchent pas, cela fait plus qu'un an que les protestations continuent sans amélioration de la situation. Au contraire, beaucoup plus de gens qui n'avaient pas entendu parler de ce mouvement en sont devenus solidaires non pas à cause du chômage et de la misère que subit cette région mais par sympathie contre la répression et l'hypocrisie qu'ils subissent.

Afin de rétablir la confiance (d'une bonne partie des tunisiens et non pas des gafsois) il faudrait commencer par libérer tout ceux qui ont étés condamnés dans cette répression.

Il est temps qu'un vrai dialogue franc se mette en place: si l'usine de phosphates ne peut pas accueillir tout les chômeurs de la région (il faudrait peut-être refaire le concours d'accès de façon anonyme), il est impératif dans ce cas de voir quelles sont les opportunités d'avenir pour les demandeurs d'emploi. Et pour cela une réunion démocratique entre population et autorités est plus qu'impérative.

Même mieux, un débat local ou régional pourrait s'instaurer afin d'avancer des idées (via la presse, les médias, des réunions). Des options sont tout à fait envisageables: de la filière de l'uranium (une forte demande à l'avenir est attendue), au commerce avec l'Algérie voisine, au tourisme, aux énergies enouvellables. Une multitude de pistes d'investissements économiques plausibles existe.
Je ne peux pas croire que le futur soit si bouché que cela: il y a énormément d'argent partout dans le monde qui ne demande qu'à être investit!
Ce qui tue l'espoir c'est l'inaction.

Je ne sais pas où l'état est allé chercher ses conseillers mais cette obstination à vouloir passer par la force le mène droit au mur. Non seulement elle risque de faire tâche d'huile, mais elle mine encore plus la crédibilité de ceux qui sont au pouvoir.

Il est vraiment temps que le dialogue s'installe dans ce pays!

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mardi, décembre 16, 2008

Pourquoi la blogosphere est-elle si impassible

Je ne comprend pas cette passivité par rapport à la souffrance d'autrui!
Je ne comprend pas l'abscence de réaction face à l'injustice !
Aucune action, aucune protestation, le tunsisien dans son imperturbable quiétude, ou pire on transforme un journaliste lanceur de chaussure en champion de la cause arabe!

Quand est-ce que vous allez réagir ? quand on vous mettra en prison pour avoir osé dire "merde" ?
Il y a mille façon de protester sans violence, sans brutalité.

Choisissez une date, une heure et tout le monde klaxonne en même temps, lancez des ballons à une heure donnée, se donner rendez-vous en s'habillant d'une certaine couleur en un endroit donné ...

On va pas nous embastiller parce qu'on s'habille d'une certaine couleur ???
De grâce ne restez pas passifs, arrêtez d'avoir peur !
Un simple email à tous ses amis, ou des sms et le tour est joué, faisons au moins quelque chose de symbolique !

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