lundi, août 01, 2011

Gafsa, les phosphates et le futur

La Tunisie est parmi les 6 premiers exportateurs de phosphates dans le monde, et pourtant à Gafsa il n'y a pas un trottoir construit correctement! Comment voulez-vous que les conditions de vie de ces régions s'améliorent en y attirant des investisseurs, si l'infrastructure basique: routes, troittoirs, arbres, propreté .. sont déjà absents ? Où vont les millions de dinars gagnés pas la société minière des phosphates ?
Malgré les emplois créés, l'exploitation des ressources de phosphates provoque des ravages environnementaux jusqu'à présent négligés: pollution de l'air à Gabès, Sfax, de l'eau (nappes phréatiques vidées de Gafsa, pollution de la mer dans tout le golfe de Gabès et Sfax). Il est clair qu'il n'y a pas eu de stratégies pour juguler ou anticiper ces graves phénomènes. Ces côtes étaient parmi les plus prolifiques en termes de ressources marines (crevettes, poissons), et parmi les plus belles plages de Tunisie, notament Gabès.
N'importe quel parti politique devra se pencher sur ces questions:
- Comment exploiter au mieux ces ressources: en fournissant le maximum d'emplois, ceci à mon avis en créant toute une chaîne de transformation des phosphates pour aboutir à une industrie de transformation (plus rentable) exportant des produits finis et non plus uniquement des produits bruts.
- Comment le faire d'une façon écologiquement neutre, et même en restaurant la ce qui a été détruit.
A mon avis ceci devra nécessairement passer par la création d'un institut de recherche qui devra se pencher sur ces deux questions fondamentales: industrialisation et écologie. Ces deux concepts ne sont pas forcément contradictoires, les dernières recherches tendent à trouver des solutions de plus en plus propres, envisgeons dans ce cas de collaboration universitaires dans ce sens.
Dans un cadre économique plus large, il est urgent de lancer une politique de Grands Travaux si l'on veut faire baisser le chômage: en commençant par le basique aménagement du territoire (routes, trottoirs, verdure), transports (grands axes routiers, ferrovières, frontières) et surtout encourager le transport public pour faire diminuer la facture du pétrole.
Par ailleurs, et comme pour les phosphates, une politique d'export de produits finis et non bruts (huile d'olive, agro-alimentaire) devra enfin être mise en place afin d'avoir un maximum de rentabilité.
La restauration de la faune et de la flore du golfe de Gabès à titre d'exemple est un atout pour y implémenter la pisciculture, le tourisme et y améliorer la condition de vie de ses habitants accablés (comme ceux de Sfax) par les cancers et les maladies respiratoires dus aux phosphogypses et autres polluants.
Par ailleurs, nos phosphates contiendraient des minerais d'uranium (à confirmer), pourquoi ne pas mettre en place l'exploitation de cette précieuse ressource et revendre cela à Areva (ou aux centrales nucléaires) qui se fait une fortune sur le dos de ses fournisseurs ??
Partis politiques: à vos programmes !

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