lundi, août 03, 2009

Les 4 facteurs pour diminuer les accidents de la route en Tunisie

La Tunisie se classerait malheureusement parmi le top 5 des pays où les routes sont les plus meurtrières, ceci n'est pas une fatalité; et il semblerait que la réaction ait été de privilégier le côté répressif en augmentant sensiblement les montants des amendes et les pénalités judiciaires. Or cette réaction me semble inadaptée car logiquement on ne peut pas disposer d'un agent de la circulation chaque 100m jour et nuit.

Scientifiquement il a été prouvé que 4 facteurs essentiels interviennent dans les causes des accidents de la route (à code de la route équivalent):

L'état du véhicule
Les paramètres liés aux véhicules concernent surtout: la visibilité (état des phares) et du parebrise, l'état des freins, des suspensions, des pneus mais aussi les accessoires de sécurité tels que airbags, ceintures de sécurité etc...
Le contrôle technique devrait à priori garantir l'état correct de ces éléments, mais aussi des normes à imposer lors de l'import des véhicules devraient permettre une amélioration de la sécurité.

Par exemple imposer la présence d'airbags et de coussins de siège (contre les coups du lapin) ou des kits main libre (cela coute environ 50dt), ou des normes pour les vitres (qui lors d'une brisure ils devraient blesser le minimum les passagers) n'est pas complexe et surtout permettrait une diminution de la mortalité.

L'état de l'infrastructure routière
Il s'agit surtout de l'état des signalisations (surtout lors de travaux/la nuit), de la prévoyance des couloirs de secours, des aires de repos, de la non dangerosité de certaines configurations (au abords des écoles par exemple, à l'éntrée des villes) mais aussi de l'information en temps réél des automobilistes (accidents, animaux errants, conditions météo etc...)

Même si l'investissement dans l'infrastruture est lourd, autant être vigilant dès le départ et imposer des normes et des règles claires et strictes (notamment pour la qualité de l'asphalte) car en pensant faire des économies lors des réponses aux appels d'offres, une somme beaucoup plus importante sera payée en réparations, accidents, hospitalisations, assurances etc...

La façon de conduire des automobilistes
Même si le tunisien est assez indiscipliné en général, l'enseignement dans les auto-écoles d'une conduite plutot défensive (prévoir l'imprévu), l'incitation à changer de comportement via des campagnes de pub choc (il ne faut pas avoir peur de heurter les esprits), en sortie de boite prévoir des bus (ou des conducteurs bénévoles), l'installation d'indicateurs de vitesse, peuvent inciter à un changement de comportement sans que cela soit répressif mais incitatif. Ceci afin de faire adopter le même comportement sans qu'il y ait de policier à chaque coin de rue

La fréquence et la qualité des contrôles
Le choix approprié des lieux et des périodes de contrôle est une des (4) clés qui permetteraient la réalisation d'une diminution de la mortalité sur nos routes.
Ainsi dans des endroits où le nombre d'accidents est elevé, et où les périodes sont les plus propices aux excès de vitesse (avant la rupture du jeûne, fêtes de fin d'année, sorties des boîtes) le contrôle permet d'optimaliser le rapport ressources/bénéfices (en terme de vies sauvées et non pas en dinars).

La volonté de diminuer les accidents de la route est tout à fait normale si non fortement attendue pour un pays dans la situation de la Tunisie, mais elle serait insuffisante si la compléxité de la problèmatique n'est pas prise dans son ensemble et que les différents facteurs qui contribuent à une forte mortalité ne sont pas attaqués de front. Et ceci sans tomber dans le tout répressif afin d'être réellement efficace.

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4 commentaires:

À 8/04/2009 02:18:00 AM , Blogger Mad Djerba a dit...

Il y a un énorme travail de sensibilisation à faire, mais j'aimerais ici parler de la protection des enfants. Ils sont souvent placés à l'avant sur les genoux du passager, au mieux à l'arrière, mais toujours sans ceinture de sécurité. Et cela n'a rien à voir avec le niveau social, car si je peux comprendre qu'une famille moyenne ne puisse s'offrir de siège enfant, on voit des voitures hors de prix transportant des enfants non attachés.

 
À 8/04/2009 09:41:00 AM , Blogger أنيس a dit...

Là il s'agit d'un manque de sensibilisation et de prise en compte du danger, mais aussi de l'absence de répression!

 
À 8/04/2009 10:40:00 AM , Anonymous Profilo a dit...

je crois qu'il existe deux problèmes essentiels le premier est la corruption. tant que les gens croient ils ne peuvent rien encourir quand ils téléphonent ne mettent pas la ceinture, mettre une voiture en deuxième file rien ne changera. Le deuxième est l'inconscience des gens qui croient qu'en ne mettant pas la ceinture ils sont IN alors qu'ils sont entrain de jouer avec leurs propre vie

 
À 8/04/2009 11:58:00 AM , Anonymous Gitana a dit...

je dirais que le facteur principal est la façon de conduire des automobilistes. Je ne sais pas si vous l'avez remarquer mais la façon de conduire des tunisiens a énormément changé ces 2 dernières années. Ils sont devenus fous, je penses même que certains conducteurs se croient dans un jeu vidéo et non pas dans la vie réelle.

 

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