vendredi, janvier 02, 2009

La diplomatie tunisienne: dernière de la classe

Après s'être distinguée jusqu'au années 80 par un prestige et un rôle important sur la scène arabe et occidentale grâce à une diversité d'opinions et à une liberté politique relative toute à son honneur, la diplomatie tunisienne est plus moribonde que jamais.

Une abscence médiatico-politique très dommageable sur la scène internationale pour l'image d'un pays et d'une région qui faisait office d'interface crédible entre monde arabo-musulman et occident.
La politique de sélection dans l'administration tunisienne en place depuis la fin des années 80 y est pour quelque chose: la fidélité au régime avant toute compétence comme critère de sélection fait qu'à titre d'exemple dans une grande majorité d'ambassades un nombre énorme de fonctionnaires sensés défendre et représenter un pays défendent et représentent un régime.

Beaucoup maitrisant peu ou pas du tout la langue du pays d'accueil ne sont là que pour essayer de glanner le maximum d'aides et de subventions, car évidement il est interdit de penser autrement. Dans ces conditions il est tout à fait normal que la diplomatie tunisienne perde ses meilleurs éléments: soit qu'ils partent à la retraite pour les plus anciens, soit qu'ils ne soient pas "sélectionnables" car ayant un minimum de sens critique et d'éthique pour les candidats.

Dans un contexte où les pays arabes n'ont d'atout d'influence que la diplomatie à défaut de force de frappe ou de dissuasion militaire, et face à une guerre israelienne multi-fronts (militaire, diplomatique, médiatique), le gâchis de l'abscence d'influence politique d'un pays comme la Tunisie, jadis pays pionier, n'est que plus dommageable pour nos causes.

Je ne sais pas si la Tunisie aurait pu jouer un rôle dans le conflit israelo-palestinien, mais personnellement je pense qu'elle aurait dû peut-être essayer (en voyant toute la misère à Gazza d'aujourd'hui).
Pour cela il me semble qu'il faut des gens visionaires (comme Bourguiba) qui considèrent la politique internationale comme un art et non comme un outil bassement mercantile (comme Sarkozy).

A l'image des médias tunisiens (qualité=0) l'on pourrait penser que cela n'est pas du tout surprenant mais à contrario, la diplomatie tunisienne traîne une longue histoire prestigieuse. Il est vraiment dommage que l'on ne profite pas de l'expérience des éléments phares de cette institution pour la réformer et la sortir de son état actuellement moribond.

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1 commentaires:

À 1/02/2009 12:22:00 PM , Blogger عياش مالمرسى a dit...

Totalement d'accord, et en plus de ça, la réputation de notre pays est tout sauf bonne, on en parle que pour des affaires de droits de l'homme et de dictature, il est beauuu notre pays..

 

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